Définition
La peur est une réaction normale tant qu'elle ne paralyse pas toute action ou ne bloque pas les actions de la vie courante. Si c'est le cas, on appelle cela une phobie.
Points importants
- La peur, comme le stress fait partie de notre vie courante. C'est souvent grâce à elle que nous sommes encore en vie : peur de tomber, de se faire écraser, d'échouer, etc. C'est grâce à la peur que l'on peut surmonter les épreuves, et en cela le stress est bénéfique. Nous possédons en nous tout un système très élaboré, commandé par la glande surrénale , dont le rôle est de nous stimuler en cas de danger : le coeur s'accélère pour oxygéner les organes et les muscles. Mais la conséquence de cette action de la surrénale est également que nos poils se hérissent, que la peau se couvre de sueurs et qu'on tremble. C'est le mauvais effet de la peur, et cela s'appelle le trac . Nous oscillons donc perpétuellement entre ces deux aspects bénéfiques et inconfortables que provoquent en nous la peur.
- La peur n'exclue pas le danger . Et pourtant, nous pouvons avoir peur alors qu'aucun danger ne nous menace réellement : peur des araignées, du noir, des serpents dans leur vivarium, des oiseaux, de la foule, etc. Or le danger n'existe à cet instant que dans notre tête, puisque l'araignée s'enfuit à notre approche et que le serpent dort dans son vivarium... Ce dont nous avons peur, c'est alors du symbole qu'il représente pour nous : l'araignée, la foule, les oiseaux ne sont que la représentation symbolique de conflits antérieurs non résolus. Cette peur est malgré tout maîtrisable et raisonnée : on n'aime pas trop ces animaux ou cette situation, mais on l'accepte sans fuir et sans trop s'émouvoir.
- Là où le problème se complique, c'est lorsque confronté à cette situation, nous avons des manifestations d'angoisse : le coeur s'accélère, le poil se hérisse, on a la chair de poule, bref, on a peur... À ce moment-là, deux possibilités : on surmonte la peur en affrontant la situation ou en l'évitant sans que cela oblige à prendre des risques (par exemple traverser la route précipitamment pour ne pas être face au pigeon par exemple). C'est une attitude phobique mais non pathologique, car on a le droit de ne pas aimer ces bêtes là. Deuxième possibilité, on ne surmonte pas, et on fuit en hurlant, quitte à se faire écraser par une voiture : l'attitude phobique est devenue pathologique.
- Une phobie devient pathologique, lorsqu'elle perturbe la vie sociale ou lorsqu'elle met la personne dans tous ses états au point de l'amener à des conduites d'évitement ou de réassurance. L'évitement, c'est tout faire (y compris des choses dangereuses) pour éviter de se trouver en contact avec l'objet, la situation ou l'animal en cause. La réassurance, c'est vérifier à l'envie, et de façon perpétuelle que l'on ne risque pas de se trouver face à l'objet, la situation ou l'animal en cause. Cela oblige la personne à tout faire (jusqu'à l'absurde) pour éviter cette rencontre : par exemple regarder en permanence sous le lit pour vérifier que ne se trouve pas la souris tant redoutée.
- On est en général phobique d'une seule chose ou d'une seule situation. Cela n'a donc rien à voir avec quelqu'un qui a un tempérament craintif.
Causes principales
Les principales phobies
- Arachnophobie : peur des araignées.
- Zoophobie : peur des animaux en général.
- Agoraphobie : peur des grands espaces, des lieux publics, des endroits non familiers
- Dysmorphophobie : peur d'avoir un défaut d'apparence physique.
- Claustrophobie : peur d'être enfermé dans un lieu clos (ascenseur par exemple).
Acrophobie : peur des lieux en hauteur. Nosophobie : peur d'être malade .
etc etc
La liste des phobies est donc non limitative.
Votre attitude
En cas de peur insurmontable, répétée et handicapante, il n'y a qu'une seule issue : consulter un médecin. Il n'y en a pas d'autre. C'est lui qui va voir avec vous l'importance et le retentissement dans votre vie de cette phobie. Puis il vous proposera des séances de déconditionnement faites par un psychologue où on va vous confronter peu à peu à l'objet ou la situation qui vous terrorise. Une psychothérapie ultérieure sera sans doute également envisagée.
Mais finalement ? pourquoi toutes ces peurs qui nous assaillent ?